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Les plantes mellifères, pour quoi faire ?
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On a malheureusement tendance à l’oublier, mais les insectes sont l’un des piliers de la nature et participent activement à la vie du jardin. Les insectes pollinisateurs - les abeilles sauvages ou domestiques, les bourdons, les papillons et tant d’autres - récoltent le nectar ou le pollen des plantes mellifères. Transportant de fleur en fleur le pollen dont ils se retrouvent couverts, ils permettent la fécondation des fleurs et donc la formation des fruits.
Impossible de vivre sans eux ! En effet, la pollinisation des plantes cultivées comme celle des plantes sauvages se fait à 80% grâce aux insectes butineurs. |
Certaines espèces de plantes, comme les haricots et les pois, ont recours à l’autofécondation. Mais beaucoup d’espèces, pour éviter les dégénérescences, n’ont pas de fleurs auto-fécondables. Elles ont en effet développé une incompatibilité biologique ou physique entre le pollen et le pistil de la même fleur ou une maturité décalée entre les organes mâles et femelles. La fleur doit donc être visitée par du pollen provenant d’une autre plante, voire d’une plante du même genre mais d’une espèce différente (c’est le cas des arbres fruitiers).
Le jardinier a tout intérêt à attirer les insectes pollinisateurs, car au potager comme au verger, le travail de tout ce petit monde est primordial. Comment s’y prendre ? Tout simplement en favorisant les plantes mellifères. Ces plantes qui sont à la base de chaînes alimentaires sont nécessaires à la survie de ces insectes et les incitent à passer dans votre jardin. Parmi les 450 plantes mellifères répertoriées en France, on trouve aussi bien des arbres (amandier, cerisier, cytise, tilleul, acacia, pin, …), des arbustes (buddleia, ceanothe, cotonéaster…) que des herbacées (bardane, bleuet, bourrache, carotte, consoude, pissenlit…).
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