Véronique Ribaucourt, intervenante des JDF à Valenciennes (Nord) est mordue des plantes sauvages ; tisane, cuisine, cosmétique, tout est bon ! « C'est à ma grand-mère que je dois mon amour des plantes. Elle adorait les fleurs et préparaient ses propres remèdes ». Préparatrice en pharmacie depuis 38 ans, Véronique Ribaucourt n'a cessé de se former à la phytothérapie. Régulièrement en stage au Jardin Botanique de Bailleul (Nord) ou le nez dans ses livres (« François Couplan est ma bible »), elle ne cesse, encore et toujours, d'apprendre les secrets du végétal de la racine au pétale. Aujourd'hui, elle intervient dans les clubs Jardiniers de France pour transmettre ses conseils. « C'est la plante entière qui m'intéresse ; l'industrie chimique, de plus en plus pointue, parvient à extraire les principes actifs comme la digitaline issue de la digitale. Mais on s'est rendu compte que certaines plantes agissent mieux si elles sont entières que le principe actif isolé ». D'où l'efficacité des tisanes et décoctions à condition de respecter les doses et d'user de la bonne plante. « Chaque année, les promeneurs confondent la feuille de l'ail des ours avec celle du colchique ou du muguet, tout deux extrêmement toxiques ! ». (A suivre)
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