Revenir de ses vacances avec une plante exotique dans ses valises est tellement tentant ! Attention, vous vous exposez à des risques. Tous les jardiniers le font. Ils ont craqué devant ces magnifiques bractées pendant leur séjour estival et imaginent déjà l'effet dans leur jardin. Avec des étés de plus en plus chauds et des hivers de moins en moins froids, la tentation de ramener un peu d'exotisme est forte : « Si ça marche, tant mieux ; dans le pire des cas, j'aurai essayé », pensent certains. Tant pis pour le porte-monnaie Pourtant, il n'est jamais conseillé de ramener chez soi une plante étrangère à sa région d'un retour de vacances. Pour plusieurs raisons : elle risque d'abord de ne pas supporter le voyage emmaillotée plusieurs heures dans un plastique chaud, sans lumière, sans eau et écrasée dans un petit coin de bagage. Il n'est pas dit non plus que la transplantation réussisse ni que la plante supporte son jardin d'adoption avec sa terre, son climat et ses parasites. Risques phytosanitaires Hormis le gaspillage engendré par l'achat de ces plantes vouées au compost ou à la poubelle, il existe un risque phytosanitaire. Le certificat phytosanitaire n'est plus nécessaire pour les végétaux qui circulent au sein de l'Union Européenne depuis le 1er avril 2004. Mais rien n'indique à l'œil nu que vous n'amenez pas un champignon microscopique, un parasite, ou une mauvaise herbe connus des Etats membres mais pas encore de votre jardin. « D'une région de France à l'autre, précise Jean-Claude Jardillet de Gannat (Allier), les maladies ne sont pas répandues de manière égale. Le feu bactérien, par exemple, est très présent dans le nord et le sud-ouest de la France ». (A suivre).
|