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Il n'a que 31 ans, et 153 variétés de cucurbitacées à son actif ! Céline Delhaye
Il est collectionneur depuis l'âge de ses 20 ans. Claude Boilledieu, ingénieur agronome, résidant à Châtelguyon dans le Puy-de-Dôme, voue à la famille des cucurbitacées une passion démesurée. « C'est simple, j'y accorde tout mon temps libre, ou presque : les week-ends, les vacances, et le soir en rentrant du boulot. Ce qu'en pensent mes amis ? De la folie ! ».
Fasciné depuis tout petit par les couleurs, les formes et l'impressionnant choix de graines, Claude s'est peu à peu constitué un capital et dispose à ce jour de 153 variétés de cucurbitacées (potirons, courges, coloquintes, gourdes, pastèques, cucumis...). « Tous les ans, je cultive 4 pieds par variété ». Ce qui nous fait un total de 612 cucurbitacées à transporter dans sa voiture familiale. Claude participe régulièrement aux fêtes locales pour exposer aux yeux des passants ébahis sa cargaison. « Ca me prend environ 1 heure pour remplir ou vider le véhicule à chaque fois que je me rends sur une foire expo ». La prochaine fête du potiron est organisée par les Jardiniers de France et aura lieu à Mozac le dimanche 7 octobre*. « En plus des 2500m2 que je cultive avec les Jardiniers de France, je cultive 3000m2 dont 90% sont consacrés aux cucurbitacées ! ». Pour le plaisir des yeux, pas des papilles La plupart des cucurbitacées sont des variétés anciennes, issues de catalogues de graines disponibles au grand public. Certaines viennent de collectionneurs. « Les gens sont très étonnés de voir tant de diversité ». Depuis quelques temps, Claude tente de faire de la sélection variétale. « Mais je n'ai pas encore obtenu de création ; un jour, ça viendra ! ». Claude espère aussi approcher le poids du plus gros potiron : 650kg ! « Mon record est de 174kg, j'en suis encore loin ! ».
Pour l'heure, la saison est au temps des récoltes et des soirées soupes et gratins de courge à la maison. « Pas du tout, précise le collectionneur. « Je cultive toutes ces cucurbitacées pour le plaisir des yeux ! D'ailleurs, celles que je préfère ne se mangent pas (les gourdes et les coloquintes, ndlr). J'aimerais pouvoir en donner, mais peu de gens savent les cuisiner ; la majorité part à la poubelle ! » Pas une bonne année... « Trop humide et trop froid, le temps n'a pas été de la partie et la récolte s'annonce moins bonne que l'an dernier, pronostique Claude Boilledieu. Les maladies, principalement l'oïdium, ont causé la perte de nombreuses plantes. Pour combattre l'oïdium je préconise de pulvériser au soufre dès les premiers signes de maladie. »
Bien les conserver « Pour une bonne conservation, je conseille de les cueillir bien mûres, avant les 1ères gelées ; surtout ne pas ramasser de fruits abîmés au risque de propager la pourriture sur l'ensemble de votre récolte. Je laisse un long pédoncule pour éviter toute entrée de bactéries. Les cucurbitacées se conservent dans un endroit sec et aéré, surtout pas humide, avec ou sans lumière, pendant 2 à 6 mois selon la variété. Il y a quelques exceptions : je conserve depuis 3 ans, une courge de Siam. » Pour la cuisine « Je conseille ces 3 variétés faciles à cultiver : le giraumon turban (Cucurbita maxima), la courge spaghetti (Cucurbita pepo), dont la chaire ressemble à des spaghettis, et la courge butternut (Cucurbita moschata) aussi appelée doubeurre, au goût de noisette ». Notez-le ! Les Jardiniers de France du bassin de Riom organisent leur 5ème fête du potiron au parc André Bossin de Mozac (Puy-de-Dôme) le dimanche 7 octobre de 9 h à 18 h30. Plusieurs tonnes de cucurbitacées exposées. Prix d'entrée : 2 € (gratuit pour les enfants). Renseignements au 04 73 38 31 86 ou 04 73 63 80 15. |
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