Paul Artaud, correspondant des JDF à Tournus (Saône-et-Loire) fait le point sur ce ravageur de culture.
« J'entends souvent dire que planter des fèves attire les pucerons : oui, les pucerons noirs de la fève qui sont d'ailleurs ceux du pavot. Il faut savoir que dans notre portager, 35 espèces de pucerons s'attaquent à 33 plantes légumières. Chacun a son petit menu. Exemple, le puceron cendré aime les racines de salades. Et dans notre verger, ils sont 87 espèces de pucerons qui parasitent 22 espèces fruitières et chacun a son petit fond de commerce qu'il n'abandonne pas, sauf en cas de pénurie ! Vous connaissez sans doute le puceron vert du pêcher, différent de celui du prunier, différent de celui du pommier. Des pucerons noirs, des cendrés, des lanigères... C'est trop ! Pour mieux vous tromper, selon la saison, ils sont ailés ou aptères, ovipares ou vivipares, ce qui leur donne d'immenses possibilités d'adaptation. Autre avantage, ils commencent très tôt leur reproduction, bien en avance sur leurs ennemies les coccinelles. Avouez que tout cela n'est pas aussi simple qu'on le raconte et, comble de tout, certains sont polyphages : ils cassent la croûte un peu partout, y compris sur les mauvaises herbes. La connaissance de la nature est passionnante, n'est-ce pas ?»
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