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Et si la terre était vivante ? Et si Gaïa comme l’appelait les Grecs, était bien notre mère à tous. Et ça n’a rien à voir avec la fête des mères du moi de mai… Quoique.
Daniel Lys Soyons fou, je proclame ici devant vous – Mesdames, Messieurs, veuillez vous lever – que la prochaine fête des mères sera la fête de la terre, notre mère nourricière. Voila, c’est dit, reste à concrétiser ! Qui dit fête dit cadeaux… et bien on va lui en faire un gros de cadeau. On va l’inviter au resto, ou plutôt, on va lui garnir le cellier, le garde manger et le frigo. Notre terre ne peut donner, comme toutes les plus belles filles du monde, que ce qu’elle a. Et nous autres jardiniers, en herbes folles, nous lui en demandons toujours plus, c’est bien le propre des gosses, jamais contents de ce qu’ils ont. Alors on veut plus de fleurs, plus de légumes, plus de fruits, plus d’ombre, plus de verdure, et encore plus de plus. Mais si un jour, comme celui de la fête des mères, on pensait un peu à Elle ? Si on lui rechargeait ses accus, si on lui refaisait le plein d’énergie ? Co-mment, vous entends-je vociférer, on met de l’engrais tous les quatre matins et ça ne suffit pas ? Et bien non, ça ne suffit pas. La terre se nourrit de la multitude de ses habitants ; végétaux, racines, vers, insectes, araignées, larves, champignons, bactéries et autres organismes microscopiques. Et tout ce petit monde a besoin d’un gîte et d’un couvert pour batifoler en toute quiétude. La nourriture aux plantes, via le compost, le fumier, les engrais organiques (ou –baaaaahhhhhh ! chimiques) ne procurent pas la couverture indispensable aux habitants du sol. Notre terre est une vieille dame pudique. Si parfois elle se contente de peu de nourriture, elle ne supporte pas d’être nue. En résumé, lors de la prochaine fête des mères, vous apportez du compost au sol et de quoi couvrir toute partie de terre non cultivée. La vie reprendra ses droits, et votre terre, la notre, sera au mieux de sa forme.
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