Elle n'est plus une exception. Chaque année, du nord au sud, la sécheresse s'abat sur les jardins et met à mal les récoltes. La recherche a-t-elle intérêt à obtenir des variétés plus résistantes au manque d'eau ? Un végétal est composé de 70 à 95% d'eau. Le légume ou la fleur qui ne nécessiterait pas d'arrosage,... ce n'est pas pour demain. Dans le meilleur des cas, les chercheurs travaillent sur l'obtention de variétés plus « rustiques », capable de résister à des apports d'eau approximatifs. Cependant, les différents professionnels interviewés ne sont pas toujours d'accord sur la nécessité d'orienter la recherche vers de nouvelles variétés plus résistantes à la sécheresse. « C'est avant tout, au jardinier, de changer ses habitudes », ont-ils expliqués. Paillage, récupération d'eau, binage, sarclage, ombre, goutte à goutte, apport d'humus,... sont les méthodes à suivre avant d'imaginer une quelconque variété miraculeuse. « Sans eau, on n'a rien, quelque soit la variété », reprend Cyriaque Crosnier-Mangeat, fondateur d'Agrosemens, producteur de graines biologiques, qui rappelle au passage qu'une semence bio gère mieux les pénuries d'eau. Elles existent déjà Pour certains professionnels, il existe déjà sur le marché suffisamment de variétés résistantes à la sécheresse. « Pourquoi en créer d'autres ? » Les jardiniers amateurs, quant à eux, citent l'exemple des variétés anciennes capables de lutter contre des conditions exigeantes... 
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