Les jardiniers les apprécient, mais leur quête est semblable au parcours du combattant, tant il est difficile de se les procurer. S'agirait-il d'une mission impossible ?
Marc Kauffmann est un jardinier mordu. De son père et de son grand-père, il a hérité de l'amour des plantes avant de découvrir le naturel, la biodynamie, et les variétés anciennes. « Dès que l'amateur a pris goût au jardinage écologique, explique Jean-Luc Danneynerolles, gérant de l'exploitation ‘Le Potager d'un curieux', il a envie d'essayer des saveurs qu'il ne rencontre pas dans le commerce et s'oriente, de fait, vers les variétés anciennes ». Les jardiniers amateurs en sont très friands : ils les jugent plus goûteuses, et pour certaines plus résistantes que les variétés hybrides notamment contre le phénomène de sécheresse. Certains ont conservé les graines du grand-père et maintiennent ce patrimoine légumier comme un héritage de famille à transmettre aux générations futures. Le troc et le don de semences vont bon train dans les jardins. « On estime à 1500, reprend Jean-Luc Danneyrolles, le nombre de variétés anciennes qui circulent en France de main à la main »...
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