On récolte ce que l’on sème, au sens propre comme au figuré. Main verte ou pas, si la passion agricole a récemment eu raison de vous, il vous faut vous munir de quelques clés… ou plutôt quelques graines, avant de démarrer. Voici quelques bonnes questions à se poser pour l’achat de vos semences agricoles

Quels types de semences agricoles peut-on trouver ? 

Les semences hybrides F1

Il s’agit sans doute de celles sur lesquelles on a le plus de chances de tomber en se promenant dans les rayons d’un supermarché, et surtout dans des pépinières. Elles correspondent en fait à la toute première génération de fécondation naturelle de plantes. Une sorte de croisement entre deux plantes, chacune étant dotée d’une vertu particulière. Petit inconvénient, ces semences hybrides F1 sont ne sont malheureusement pas réellement reproductibles. Ce qui signifie que vous pourrez difficilement les replanter et espérer faire une vraie récolte.

 Les semences non-hybrides 

À la différence des précédentes, celle-ci ne présenteront pas de frein lié à la reproduction. Il vous sera donc tout à fait possible de récupérer les semences des végétaux que vous récolterez, pour les replanter ensuite à votre guise. Néanmoins, il ne faut pas espérer une rentabilité qui égale celle des hybrides pour la première plantation. 

 

Les semences OGM

Comme leur nom l’indique, “organisme génétiquement modifié” : nous parlons ici de semences qui ont été modifiée manuellement par rapport à leur construction génétique initiale. Il arrive que ces dernières ne soient pas stériles. Auquel cas vous auriez la possibilité d’en produire vous-même afin de pouvoir les réutiliser comme bon vous semble. 

Cela dit, cette pratique est interdite par la loi, donc à éviter… 

Les semences biologiques

Celles-ci sont pour le coup nettement plus naturelles que le précédentes, étant donné qu’elles n’ont reçu aucun traitement chimique. On peut toutefois noter que l’agriculture biologique n’a parfois pas toujours recours à des procédés naturels. Ces semences pour leur part ne sont pas obligatoirement reproductibles. 

Quelles semences peut-on planter au printemps ? 

Les animaux en hibernation pointent enfin le bout de leur nez, les oiseaux chantent, les jardins fleurissent de nouveau et les arbres reprennent progressivement du poil de la bête : pas de doute, c’est bien le printemps qui redémarre. En plein mois d’avril, il est ainsi possible de relancer plusieurs cultures. 

  • Blé dur, dont les grains sont ensuite utilisés pour produire des ingrédients extrêmement consommés tels que la semoule et les pâtes notamment. 
  • Betterave, pour laquelle les usages peuvent être variés. Généralement est consommée la racine de cette plante. L’une de ses variété permet particulièrement de fabriquer du sucre.
  • Tournesol, dont l’usage le plus connu est réservé à la fabrication d’huile, qui joue ensuite un rôle primordial pour assaisonner un plat ou faire cuire des aliments comme de la viande et toutes sortes de légumes. 
  • Pois. En parlant de légume en voici un typique, reconnaissable par son allure verdoyante. Il en existe de deux types selon le moment auquel on décide de les récolter, à vous de voir ! 
  • Haricot vert, pour rester dans les mêmes teintes, mais pas le même gabarit. Un accompagnateur de viande ou de poisson par exemple, qu’il est possible de placer dans de nombreux plats. 

Comment bien réaliser le traitement de ses semences agricoles ? 

Planter c’est bien, mais traiter c’est encore mieux. Impossible de s’imaginer laisser ses semences à l’abandon sans aucun suivi. Les risques sont multiples. Ils viennent d’abord du risque accru de propagation des spores sur le territoire concernant les caries de blé. Un seul épi carié risque de contaminer toute votre récolte. 

Pour lutter contre ce phénomène, il est possible de s’y prendre chimiquement, en ayant recours à une protection fongicide. On peut également trouver des solutions à base de sulfate de cuivre tribasique, ou même du vinaigre, qui s’avère être assez efficace face aux caries de blé, sauf si un sol dans son ensemble est déjà contaminé. 

D’autres procédés sont possibles tels que le ThermoSem, basé sur un traitement à l’air chaud et humide. Il s’agit là d’une vraie solution pertinente comme substitution au traitement chimique. Cela étant, ce procédé n’est pas toujours suffisant, en particulier si la maladie vient directement du sol. 

Vos récoltes risquent de rencontrer d’autres barrières de ce type. À vous de faire en sorte qu’elles ne soient pas endommagées. 

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