C’est à l’initiative de quelques amateurs
de jardins, pépiniéristes et horticulteurs,
que notre association a vu le jour le
4 septembre
1876. Elle s’appelait, à l’époque,
«
la société d’Horticulture
de Valenciennes ».
Le jeune président Jules Dumont et les autres responsables
élus à la tête de cette association se
fixent comme but «
d’organiser des expositions
et de faire connaître les progrès de l’horticulture
et de tout ce qui s’y rattache. »
Elle connaît un véritable essor vers la fin du
19ème siècle sous la présidence d’Emile
weil. Cet industriel de Marly (commune limitrophe de Valenciennes),
député et maire de sa commune, également
Président de la chambre de Commerce de Valenciennes,
oriente l’action de la société vers le
développement du jardinage en milieu ouvrier. C’est
la naissance du concept du «
jardin ouvrier
».

Le
succès de notre association va grandissant jusqu’à
ce qu’éclate la première guerre mondiale.
Elle a considérablement marqué le Valenciennois,
occupé pendant plus de 4 ans par les troupes allemandes.
Les combats de l’automne 1914 ont été
très destructeurs et l’activité de développement
de l’association sur le plan national est arrêtée.
Dès 1920, le jardin ouvrier devient un modèle
national. L’une de ses figures emblématiques
en est l’Abbé Lemire, député-Maire
d’Hazebrouck et fondateur en 1896 de la « ligue
du coin de terre et du foyer ». Il trouve auprès
de l’association son plus grand promoteur pour la cause
du jardinage en milieu populaire pour lequel il milite.
Le recrutement des sociétaires s’étend
bientôt à la France entière. L’association
prend le nom de «
Société d’Horticulture
et des Jardins ouvriers ».

Eclate
ensuite la Seconde guerre mondiale. Pour faire face à
la pénurie alimentaire de l’après-guerre,
l’association, développée autour du jardinage
de subsistance, soutient le lancement de semences de première
nécessité pour le jardinier amateur. Elle crée
une collection de graines potagères destinées
à assurer l’alimentation d’une famille
pendant un an, appelée « la série n°1
» (toujours en vente aujourd’hui). L’association
connaît auprès du grand public une réputation
populaire et nationale. Elle devient, et reste à ce
jour,
la plus importante association française
de jardinage.
En 1999, elle devient « l’association
des Jardiniers de France » ; elle est régie par
la loi 1901 et est reconnue d’utilité publique
(décret du 24 juin 1992). Cette reconnaissance, accordée
par le ministre de l’intérieur, est approuvée
par les ministres de l’agriculture, de l’environnement,
de la Jeunesse et des sports.
En mai 2004, Jardiniers de France et Rustica réalisent
les revues Pour nos Jardins et Rustica à quatre mains.
Pour nos Jardins et Rustica ont désormais un contenu
rédactionnel identique. Rustica devient l’éditeur
de Pour nos Jardins et les Jardiniers de France garde la propriété
du titre de presse.
Rustica s’engage en contre partie à financer
l’accès de tous ses abonnés qui le souhaitent,
aux services du club Jardiniers de France. Ils deviennent
ainsi les membres du club Jardiniers de France. Ce nouveau
partenariat renforce l’association dans son rôle
d’animation de club.